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Parcs et réserves de la région Chaco

La région du Chaco est le meilleur endroit pour découvrir la vie sauvage au Paraguay !

Aréas Silvestres Protegidas, Paraguay

Sistema Nacional de Aréas Silvestres Protegidas

Au Paraguay, le 21 juin est la journée dédiée à la commémoration des parcs nationaux. Avec près de 11 millions d’hectares d’aires protégées, celles-ci correspondent à 27% de la superficie totale du pays. Le SINASIP-Système National des Aires Sauvages Protégées- est ordonné et dirigé par le gouvernement paraguayen. La loi ASP, Aires Sauvages Protégées, permet d’administrer l’ensemble de ces aires à travers un plan stratégique définissant des objectifs précis à atteindre.Cet outilvise à mener des politiques de conservations écologiques et sociales aux échelles internationales, nationales et locales. Trois niveaux de gestion sont mis en place : la stricte protection (Parcs Nationaux, Monuments Naturels), les usages flexibles (Refuge de vie sauvage, Paysages protégés, Réserve de biosphère, Réserve des ressources de gestion) et les gestions spéciales (Réserves écologiques, Réserves Naturelles). Au total, sont répertoriées 63 Aires Sauvages Protégées.

																					
Parc Defensores del Chaco

Parc National Defensores del Chaco et Cerro León 

C’est le plus grand parc de la région, avec plus de 780 000 hectares. Une belle formation montagneuse de 40 km de diamètre environ, le Cerro Léon culmine dans le sud du parc à plus de 600 mètres d’altitude. Ce processus géologique a mis entre 300 et 500 millions d’années à se former, de nombreux fossiles sont présents sur le site. De nombreux animaux typiques du Chaco sec peuplent les lieux, entourés d’une flore caractéristique des forêts sèches tropicales. C’est également dans ce parc que vit la dernière communauté indigène en autarcie totale, surnommée par les Paraguayens les “no contactados’’ (non contactés).

																					
Parc national Rio Negro

Parc National río Negro

Ce parc est l’un des plus préservés et sauvages du Chaco. Déclaré dès 1995 par la Convention Ramsar, il n’a depuis cessé de s’agrandir, passant ainsi de 30 000 à 123 786 hectares en 2004. Situé à cheval entre le grand Pantanal et le Chaco humide, il est considéré comme l’une des plus grandes zones humides au monde, accueillant une quantité d’oiseux migrateurs. Dans ce parc se développent une faune et flore impressionnantes. Vous pouvez ainsi observer de nombreux animaux comme des caïmans, jabiru d’Amérique, spatule rosée ou jaguar.

																					
Tinfunqué, Paraguay

Parc National Tinfunqué

D’une superficie de plus de 240 milles hectares, le Parc National Tinfunqué fut créé le 4 mai 1966. Déclaré site RAMSAR – convention relative aux zones humides d’importance internationale, en particulier les habitats des oiseaux d’eauil protège aussi bien l’écosystème du Chaco humide que les sites historiques de la Guerre du Chaco entre le Paraguay et la Bolivie de 1932 à 1935. Il est considéré comme un important refuge pour la reproduction de la faune présente sur le site. On peut y rencontrer des nandous, des canards sauvages, des cigognes, des kamichis mais aussi des loups à crinière, des fourmiliers, des capybaras, et bien d’autres espèces. Tous vivent ensemble au sein du parc, souvent sujet aux inondations de la rivière de Pilcomayo.

																					
Teniente Agripino Enciso, Paraguay

Parc National Teniente Agripino Enciso 

Le Parc National Teniente Enciso fut créé par décret en 1980. D’une superficie totale de 40 000 hectares, il se situe à plus de 700 km de la capitale dans le département de Boquerón, au sein de la province du Grand Chaco. Cette écorégion offre des paysages typiques du Chaco sec, de forêts denses et impénétrables composées essentiellement de quebracho blanc et d’arbres à soie mais également de cactus et plantes tropicales. Le parc préserve diverses espèces animales, dont certaines sont en voie d’extinction. Il est possible d’y rencontrer des tapirs, des pumas, des jaguars ou encore des pécaris du Chaco (ressemblant fortement au sanglier). De nos jours, la présence animale diminue au sein du parc, et ce en raison d’une forte augmentation de la culture d’une plante arbustive nommée jojoba, à partir de laquelle se fabrique de l’huile.