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Visite de la région d’Yvy, au Paraguay : guide de voyage

Encarnación, Humaitá, Misiones, Pilar.

Découverte de la région Yvy

La région est située à l’extrême sud, dans la partie orientale du pays. C’est dans cette zone que se rencontrent les fleuves Paraná et Paraguay. Son climat est tropical, elle est dépourvue de saison sèche. En effet, la région est connue pour ses précipitations abondantes mais régulières sur toute l’année. De janvier à mars l’été est lourd, dépassant parfois les 40˚C. Les mois d’hiver sont plus agréables pour visiter, et tout aussi ensoleillé.

L’est de la région est agricole. Les paysages exotiques sont un régal pour les yeux : marais, pâtures et palmiers épars, oiseaux tropicaux, etc. Quant à l’ouest plus sauvage, il se dédie à l’élevage.

Yvy est avant tout une région culturelle : ruines jésuites, musées culturels, églises bâties sur les anciennes missions jésuites, les différents styles architecturaux et les nombreuses maisons coloniales ayant logé des personnes importantes pour l’histoire du pays. Yvy offre donc les bases nécessaires pour être incollable sur la culture et l’histoire du Paraguay.

ENCARNACIÓN - voir notre Dossier Spécial

Encarnación est la capitale du département d’Itupúa, située au sud du pays sur la rive droite du fleuve Paraná, à 365 km d’Asunción. De son nom d’origine, Anunciación d’Itapúa est une ville créée par le 1er jésuite et 1er paraguayen San Roque Gonzales de Santa Cruz le 25 mars 1615 au sud du fleuve Paraná. Il a choisi le nom guarani «Itupúa » qui signifie « pierre qui se lève, pierre qui sonne ». Selon les références historiques, la ville aurait été déplacée en 1703 au nord, du côté paraguayen, sous le nom d’Encarnación de Itapúa. Il fonde à cet endroit la réduction « Plaza de Armas », place centrale de l’actuelle Encarnacion. Le but de la mission est d’évangéliser les guaranis de la région et d’assurer leur protection face au système esclavagiste. D’un point de vue économique, Encarnación est la deuxième ville la plus dynamique au Paraguay. Chaque année, en février, la ville accueille de nombreux touristes venus des quatre coins du pays pour assister au carnaval d’Encarnación, le plus célèbre du pays. Son attrait touristique vient aussi du fait qu’elle soit entourée par les fameuses missions jésuites Santísima Trinidad de Paraná et Jésus de Tavarangue à l’est et par la mission San Cosme y Damían à l’ouest.

Passage frontalier entre Posadas en Argentine et Encarnación

Il est possible de traverser la frontière entre Posadas en Argentine jusqu’à Encarnación avec tous les types de moyens de locomotion. Cependant, nous vous conseillons de voyager en train pour son rapport qualité-prix (entre 10 $ et 18 $ pesos argentins). Durant ces 8 minutes de voyage, elle offre un excellent diaporama de paysages, à contempler en toute tranquillité. Le trajet en bateau est plus exclusif mais tout aussi agréable. Attention à ne pas oublier de faire tamponner son passeport avant de partir !

BELLA VISTA, BELLA VISTA SUR

Située dans le département de Itapuá, Bella Vista est une petite ville connue sous le nom de Bella Vista Sud, pour la distinguer de son homonyme situé dans l’extrême Nord du pays. La ville centenaire a été fondée par des immigrants allemands et brésiliens. Elle est réputée pour ses plantations de Yerba Maté et d’huile de Tung (Vernicia), un arbre d’origine asiatique utilisé dans l’élaboration de vernis et de peintures. Elle compte également plusieurs estancias bovines.

Mission jésuite Santa Cosme et San Damian

Tout proche du río Paraná siège la Mission jésuite Santa Cosme et San Damian, construite en 1632 par le prêtre Adriano Formoso. Cette mission se démarque des autres, du fait de son observatoire astronomique, initié par le prêtre Padre Buenaventura Suárez. Il a réalisé de nombreuses études sur les astres, son œuvre principale s’intitule « El Lunario del Siglo », où il parle des phénomènes astraux avec plusieurs années d’anticipation. Le lieu est unique, il est de même possible d’apprécier les nombreuses images et sculptures en bois représentant le Christ ou encore les différents Saint-es.

Mission jésuite de Jesús de Tavarangüé

Ce fut l’une des missions jésuites les plus importantes et les mieux conservées d’Amérique du Sud du XVIIe siècle. Située à environ 38 km d’Encarnación vers les rives du Río Monday, elle a été fondée en 1685 par les prêtres espagnols Francisco García et Jerónimo Delfín. Elle a connu une grande prospérité jusqu’à l’expulsion de jésuites le siècle suivant. Déclarée Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO en 1993, elle est donc l’un des trésors religieux et culturels incontournables du Paraguay.

Mission jésuite de la Santísima Trinidad de Paraná

Non loin de Jésus de Tavarangüé, se trouve aux abords de la ville de Trinidad la mission jésuite de la Santísima Trinidad de Paraná. Également déclarée Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO, elle a été conçue par Juan Bautista Prímoli, architecte et religieux d’origine italienne. Elle a été construite en 1706 sous l’ordre de la Compagnie de Jésus, convertissant plus de 3000 Guaranis à la fin de l’année 1728. Les symboles des éléments architecturaux sont spectaculaires, il est possible de visiter le lieu à la tombée de la nuit avec le parcours “Luces, Sonidos e Imágenes”.

SAN IGNACIO GUAZÚ

San Ignacio Guazú est une petite ville du Paraguay, située dans le département de Misiones et considérée comme la capitale du baroque hispano-guarani. Elle a été fondée en 1609 par les prêtres jésuites Marcial de Lorenzana et Francisco de San Martín, en coopération avec le Cacique Arapysandú. Ce dernier les avait menés jusqu’à ses terres où ils avaient élevé un autel et célébré ensemble la première messe. San Ignacio de Guazú est reconnue comme étant la première mission jésuite du Paraguay. Par son histoire, c’est une ville riche en culture. Une grande concentration d’œuvres d’art sont présentes dans l’église de San Ignacio. Le musée diocésain d’art jésuite, créé à l’époque de la présence espagnole, conserve des sculptures de saints ainsi que des objets de grande valeur tels que des cartes de l’époque de la première mission jésuite au Paraguay. Le musée des Héros du Chaco rassemble des objets de la Guerre du Chaco ainsi que de la période de la Triple Alliance. San Ignacio Guazú compte un grand nombre de maisons bâties dans le style colonial.

Musée de San Ignacio Guazú

L’ancienne école guaranie de l’époque jésuite s’est reconvertie en musée fin 1975. La restauration a eu lieu grâce à des volontaires et la communauté jésuite Nürenberg. Elle expose une belle collection de sculptures polychromes, répartie dans quatre salles. Elle dispose également d’une petite chapelle. Mention spéciale pour le guide, qui anime avec passion la visite ! Ouvert du lundi au dimanche, de 08h00 à 11h30, et de 14h00 à 17h00.

SAN JUAN BAUTISTA

C’est la capitale du département de Misiones, juchée sur une colline à 135 mètres au-dessus du niveau de la mer. Après la guerre contre la Triple Alliance, la population s’est accrue avec l’arrivée et l’installation de beaucoup de Correntinos et d’Entrerriens (personnes venant de la région de Corrientes et de la région d’Entre Ríos en Argentine). Leur arrivée a permis de redynamiser la région paraguayenne, qui avait été considérablement affaiblie par la guerre. San Juan Bautista a été fondée en 1893 et a été déclarée capitale de la région en 1945. Les plans de la ville ont été dessinés par l’Espagnol Santiago Madrigal. C’est une zone d’élevage et d’agriculture avec notamment la culture du soja, du blé, du coton ou encore de la yerba mate.

Musée Agustín Barrios Mangoré, San Juan Bautista

Ce musée est en fait la première maison d’enfance de Augustín Barrios Mangoré, instrumentiste paraguayen de guitare classique. Ce musée invite à nous plonger dans l’univers de ce grand compositeur, mêlant portraits, partitions, poèmes et recueils. L’aspect abandonné de la maison est volontaire de la part du propriétaire, voulant préserver l’authenticité et la simplicité de la maison. Le musée est régulièrement animé par des concerts, expositions et ateliers au fil de l’année.

SANTA MARÍA FE

C’est une ville du département de Misiones, au Paraguay, située à 15km de la ville de San Ignacio. Elle a été fondée en 1647 sous le nom de Notre-Dame de Taré, sur les terres de Caaguazú, par le prêtre jésuite français Emmanuel Berthot. Il dut fuir cette région à la suite des tourments que lui causèrent les bandeirantes portugais et s’installa finalement sur le lieu actuel de Santa María de Fe. L’église d’origine a brûlé lors d’un incendie en 1889, mais la population a réussi à sauver des images et des œuvres d’art de l’époque qui témoignent de la culture jésuite. Ces œuvres d’art sont conservées dans l’église actuelle ainsi que dans l’une des « Casas de Indios » (maisons d’indiens). Ce dernier musée conserve aussi de belles œuvres baroques. On trouve à Santa María plusieurs ateliers d’artisanat, dédiés notamment à la fabrication de bonbons ou de tapisseries, très appréciées par les visiteurs.

Musée de Santa Maria de Fe

Anciennement appelé « Casa de Indios », car de nombreuses familles guaranies ont vécu dans cet édifice, datant de 1669. Devenu musée, le lieu héberge une quantité d’œuvres baroques, des sculptures en bois polychromes sauvées des ruines d’une ancienne église. La visite se compose de six salles, avec plus de 56 images représentant les Saints les plus connus de la Compagnie de Jésus. Ouvert toute la semaine de 8h30 à 11h30, et de 13h30 à 17h00.

Casa Aimé Bonpland

Ce musée était la maison où vivait Aimé Bonpland, botaniste et explorateur français du XVIIIe siècle. Il vécut une dizaine d’années dans le pays comme prisonnier politique, retenu par le dictateur José Gaspar Rodriguez de Francia. Une fois libéré, il resta trois années supplémentaires. Le musée réunit les principaux documents de recherche du botaniste, ainsi qu’un petit jardin de plantes. Le français a une place particulière dans le cœur des Paraguayens, pour sa bienveillance et son enseignement aux locaux des bienfaits des plantes médicinales et aux processus de fermentation pour la préparation d’alcool.

SANTA ROSA DE LIMA

Santa Rosa de Lima est une ville du département de Misiones au Paraguay. Elle est l’une des villes ayant le plus été marquées par l’influence jésuite. Ce lieu aurait été découvert par le père jésuite Jacobo Ranzonier lors d’une journée à cheval à travers la nature luxuriante et verdoyante. Il dit être tombé sous le charme de la beauté du lieu. Il aurait demandé à son retour à des familles de Santa Maria de Fe de l’accompagner dans cette nouvelle mission fondatrice. Santa Rosa de Lima est une ville passionnante. Premièrement, parce que son patrimoine jésuite et ses vestiges permettent aux visiteurs de se replonger dans cette époque. Vous aurez le plaisir d’y admirer le clocher, la Casa de los Indios, la Chapelle de Loreto et des fresques peintes aux huiles de l’époque. Deuxièmement, parce que son environnement et son cadre naturel en font une ville idéale pour les amoureux de la nature. À Santa Rosa de Lima se trouve le Pombero Pyponé ou Itá Pyporé. C’est une pierre maintenue à la verticale où l’on voit les traces du pied dites du Pombero, sorte de lutin ou d’esprit issu de la mythologie guaranie. C’est un mythe typique du patrimoine culturel du Paraguay, voire du Nord-Est argentin et du sud du Brésil. En montant le Cerro Alto, les visiteurs peuvent y découvrir une richesse variée de plantes médicinales et d’arbustes.

Musée de Santa Rosa

La chapelle de la vierge de Lorette a été reconstituée en musée. Il est le seul à détenir des peintures originales de l’époque jésuite du XVIIe siècle. Ouvert au public depuis une cinquantaine d’années, les œuvres sont des classiques du baroque latino-américain, fragments de l’ancienne chapelle. Fresques, peintures, lithiques, céramiques et sculptures, ce musée chargé d’histoire va vous plonger directement dans le cœur des missions jésuites !

SANTIAGO

La ville de Santiago se situe dans le département de Misiones, au Paraguay, et est l’une des anciennes missions jésuites les plus importantes du pays. Santiago est aussi connue comme étant la capitale de la Tradition Missionnaire (Tradición Misionera). Comme Santa María de Fe, elle fut fondée sous le nom de San Ignacio de Caaguazú en 1669, en haut d’une colline sur le bord du río Apa, mais dut se délocaliser dans le département de Misiones sous le nom de « Santiago Apóstol ». En tant qu’ancienne mission jésuite, elle a su conserver ses caractéristiques coloniales, comme sa place centrale, la Casa de los Indios et également un musée qui conserve des œuvres d’art de l’époque coloniale. Pendant la période des jésuites, Santiago était une ville relativement importante. Aujourd’hui on y trouve le musée Jesuístico de Santiago, qui expose les arts sacrés et des œuvres baroques. Non loin de ce musée se trouvent les vestiges de l’ancienne église de Santiago. Les habitants continuent d’y faire vivre les coutumes et traditions au mois de janvier lors de la fête de la Tradition Missionnaire. Des dresseurs de chevaux du Paraguay, d’Argentine, du Brésil et d’Uruguay s’y rassemblent pour y montrer leurs talents. C’est l’occasion de partager et déguster le célèbre batiburillo, un genre de rôti au bûcher ainsi qu’une soupe paraguayenne. C’est un événement qui éveille la curiosité des voyageurs.

Musée d’Art Jésuite de Santiago

Le musée d’Art Jésuite de Santiago regroupe les figures importantes des Saints, sculptées par les indigènes. Fin XVIe siècle, presque 4000 Guaranis peuplaient Santiago, ce fut alors un travail important aux jésuites d’enseigner aux Guaranis leurs traditions. Fondé par la Fondation Paracuaria, le lieu dispose de trois salles. Ouvert du mardi au samedi, de 8h00 à 11h30, et de 14h00 à 17h00. Le dimanche est ouvert de 08h00 à 11h30.

PILAR

Pilar est une ville du département de Ñeembucú, au bord du fleuve Paraná et du ruisseau Ñeembucú, à la frontière avec l’Argentine. Elle fut fondée en 1779 sous l’ordre du gouverneur Pedro Melo du Portugal, sous le nom de Villa del Ñeembucú. Quelques années plus tard, elle fut appelée Villa del Pilar en raison de la Vierge del Pilar à Saragosse en Espagne, la région d’origine du prêtre Espagnol Marcial Antonio Uliambre. Le port de Pilar était jusqu’à l’arrivée de Stroessner le plus important du Sud du pays et le seul point d’entrée maritime au Paraguay.

La ville a aussi été le théâtre de deux batailles pendant la guerre de la Triple Alliance et durant la guerre civile de 1947. Elle est actuellement entourée de murs pour se protéger des inondations, comme celle subie en 1983, où l’eau a atteint un niveau historique et a causée beaucoup de dégâts. Il y a un grand nombre de plages de sable blanc présentes dans la région de Pilar. Le lieu est propice à la détente et à la relaxation.

Ferry entre Pilar et Colonia Cano

Depuis Colonia Cano (Puerto Cano) en Argentine, ce ferry longe le río Paraguay jusqu’à Pilar. Cette connexion est importante pour les compatriotes paraguayens vivant en Argentine, facilitant leurs déplacements. L’attention générale du port de Colonia Cano est de 07h00 à 11h00, et de 13h30 à 17h30. En dehors de ces horaires, il n’est pas possible d’entrer ou de sortir du pays. Il est donc préférable de partir tôt le matin. Quatre trajets maximums s’effectuent par jour, sauf le dimanche où un seul trajet est faisable.

PASO DE PATRIA

C’est une ville du département de Ñeembucú, dans la région Yvy au Paraguay. Paso Patria se situe proche de la frontière avec l’Argentine, au bord du Río Paraguay et à quelques kilomètres de l’embouchure avec le Río Paraná. C’est un lieu important dans l’histoire de la guerre contre la Triple Alliance. En 1865, le maréchal Francisco Solano López ordonna la fortification de la ville afin d’assurer le commandement de l’armée paraguayenne et lutter contre l’invasion des forces brésiliennes, argentines et uruguayennes. A l’époque, ce ne sont pas moins de 160 pièces d’artilleries qui furent installées dans la ville et ses alentours pour prévenir toute invasion navale. Encore aujourd’hui, certaines fortifications sont toujours sur pied et peuvent se visiter.

Musée Ex Cuartel del Mariscal Lopez

C’est dans le paisible village de Paso de Patria, que l’on peut découvrir le musée Ex Cuartel del Mariscal Lopez de Humaita. Les objets exposés ont été regroupé par les habitants de la ville et proviennent, pour la plupart, de Curupayty, lieu qui a vu, le 22 septembre 1866, la plus grande victoire du Paraguay contre les alliées lors de la guerre de la Triple-Alliance l’opposant au Brésil, à l’Argentine et à l’Uruguay. À l’intérieur d’une maison de style coloniale, il constitue une indispensable étape lors de la visite de cette région réputée pour être marécageuse et avoir connu les pires batailles de cette terrible guerre.

HUMAITÁ

Située à 430 km d’Asunción, Humaitá est une ville historique du département de Ñeembucú. Son nom vient du guarani « yma » qui signifie antiquité et « itá » qui signifie pierre. Humaitá veut donc dire : pierre ancienne.
Elle a été fondée le 6 février 1778.  Elle a acquis une grande notoriété puisqu’elle était le bastion défensif du Paraguay dans la guerre contre la triple alliance (1864-1870). Dans l’imaginaire, Humaitá est associée à l’esprit combatif des Paraguayens qui ont subi les bombardements alliés pendant la guerre. Appelée la « Sébastopol de l’Amérique », elle est considérée comme la plus belle réussite de l’ingénierie militaire de la 2nd moitié du XIXe siècle. À l’époque, elle était le rempart le plus puissant et le plus redouté. Elle a la réputation d’être impénétrable dans la mesure où elle est parvenue à stopper l’avancée des alliés pendant presque 3 ans, depuis octobre 1865. Cet épisode a été un succès pour la Triple Alliance, mais un succès couteux pour les deux côtés rivaux.
Humaitá abrite les vestiges de l’Eglise de San Carlos Borromeo, l’un des derniers bâtiments de la fortification ayant résisté à la guerre. Fondé dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’actuel musée de ville faisait partie du fort lors de la défense frontalière. Il était le siège du maréchal Francisco Solano López. C’est en 1970 qu’il a été converti en musée historique.

Musée Historique Humaitá

Modernisé en 2004, c’est au sein du petit village de Humaitá, que se trouve le Musée Historique qui a pris place à l’intérieur d’une habitation datant de l’époque du Dr Gaspar Rodriguez de Francia. Il expose de nombreuses pièces récoltées par les habitants de la zone eux-mêmes. Parmi-elles, des armes, des billets ou encore des objets en porcelaine que les soldats avaient emporté avec eux. Cela, sans évoquer les reconstitutions et les illustrations de certaines oppositions durant la guerre de la Triple-Alliance entre 1864 et 1870…

L’Église San Carlos de Borromeo

Située dans le département de Ñeembucú, l’ancienne église San Carlos Borromeo avait été inaugurée le 1er janvier 1861 durant la gouvernance de Carlos A. López. L’architecte était un Hongrois, du nom de Franz Wisner von Morgenstern. Aujourd’hui en ruines, elle a été détruite, bombardée par l’artillerie brésilienne durant la Guerre de la Triple-Alliance. C’est le vestige le mieux conservé de la forteresse de Humaíta. Sur place, il est possible de voir sur un croquis l’intégralité de son architecture. Elle a été déclarée Patrimoine Culturel National Archéologique.

SAN MIGUEL

Cette petite ville du Paraguay, est située dans le département de Misiones. Elle est connue comme étant la capitale de la laine, grâce au festival de la laine (Festival del Ovecha Ragué) qui se déroule tous les ans au mois de juin. Lorsqu’Asunción était occupée par les alliés, le gouvernement provisoire, dirigé par Bernardino Caballero, accepta et légalisa l’installation massive des Correntinos sur le sol paraguayen. Beaucoup de Correntinos qui faisaient partie des forces gagnantes ont reçu une gratification de la part du gouvernement, pour leur collaboration, et se sont installés à San Miguel et dans toute la région de Misiones.

VILLA FLORIDA

Située dans le département de Misiones au Paraguay, Villa Florida est une jolie ville située sur le bord du río Tebicuary. À l’origine, elle s’appelait Paso Santa María et fut fondée en 1632 par les jésuites. Ce n’est que sous le gouvernement du général Bernadino Caballero en 1880 qu’elle fut fondée officiellement sous le nom de Villa Florida. C’était à l’époque un passage obligé pour toute personne venant du sud et voulant rejoindre le centre du pays ou inversement. Villa Florida bénéficie, grâce au río, de grandes plages de sable blanc où il fait bon se balader, se reposer ou contempler la beauté du paysage. En commémoration du centenaire de la fondation officielle de la ville, une grande croix a été érigée à côté de l’église, sur les rives du fleuve.