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Carlos Antonio López

Considéré comme l’homme à l’initiative de la modernisation du Paraguay, Carlos Antonio López occupe les fonctions de président du Paraguay de 1844 à 1854.

Après avoir obtenu un doctorat en jurisprudence, il exerce en tant que professeur à l’école de San Carlos. En raison de l’hostilité et du désaccord politique qui l’oppose à son oncle et dictateur José Rodríguez de Francia, il s’éloigne d’Asunción. Il revient après la mort du dictateur en 1840. Il occupe les charges de consul de 1841 à 1844 et est nommé second consul aux cotés de Mariano Roque Alonso. En 1844, le Congrès se réunit et le choisit comme premier président constitutionnel du Paraguay. Il est le promoteur d’une politique visant à rapprocher le Paraguay des atouts de la culture universelle, tout en conservant sa souveraineté nationale.

Durant son mandat, le pays traverse différentes étapes qui lui permettent de se développer sur le plan économique, social et culturel. Bien qu’autoritaire, le gouvernement López ne mène pas d’actions dictatoriales. De nombreux projets nationaux encore en cours voient le jour comme la création de la première voie ferrée, de la flotte, l’élaboration d’un hymne, l’apparition de plus de trois cents écoles et l’éducation gratuite et obligatoire. À cela s’ajoutent la fondation du journal national « El Paraguayo Independiente » et l’installation de presses à imprimer.

D’un point de vue économique, l’agriculture est réformée, la production et le commerce se développent et de nouveaux accords commerciaux avec la France, le Royaume-Uni et les États-Unis sont signés. Enfin, le gouvernement met en place deux projets de modernisation : «La Rosada », première fonderie de fer à Ybycuí et l’Arsenal naval.

En politique étrangère, il traite avec les pays voisins pour renforcer son pouvoir aux frontières. Beaucoup considère que c’est depuis le mandat López que le Paraguay est reconnu comme nation indépendante et que les relations diplomatiques anciennement rompues avec la dictature se sont rétablies.