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Augusto Roa Bastos

Né à Asunción le 13 juin 1917, Augusto Roa Bastos est un romancier et un poète paraguayen. Il est considéré comme l’écrivain paraguayen le plus important du XXe siècle et l’un des plus grands romanciers de la littérature hispano-américaine.

Augusto Roa Bastos, écrivain du Paraguay

Né à Asunción le 13 juin 1917, Augusto Roa Bastos est un romancier et un poète paraguayen. Il est considéré comme l’écrivain paraguayen le plus important du XXe siècle et l’un des plus grands romanciers de la littérature hispano-américaine.

Augusto Roa Bastos grandit à Iturbe, un village de culture essentiellement Guarani, qui restera le cadre de référence d’un certain nombre de ses romans. Il participe ensuite à la Guerre du Chaco, en tant qu’infirmier volontaire. À cette époque, il n’est encore que lycéen et ne finira d’ailleurs jamais ses études.

																					
Augusto Roa Bastos, écrivain célèbre du Paraguay

Devenu journaliste après la guerre, il commence à publier quelques poèmes et contes, comme El Tren entre las ojas (« Le Train entre les feuilles », 1953), qui sera plus tard adapté au cinéma argentin. En 1947 commence la dictature de Moríñígo ; Roa Bastos s’exile à Buenos Aires. Parti du bas de l’échelle, il connaît peu à peu une ascension fulgurante. Il se réunit au bar La Fragata avec les intellectuels de la ville pour y échanger premiers livres et scénarios.

																					
Littérature paraguayenne et Augusto Roa Bastos

En 1960 il publie Hijo de hombre (« Fils d’homme »), son premier roman d’envergure, qui couvre 100 ans d’histoire paraguayenne. On y trouve déjà certains grands mythes fondateurs de ce qui deviendront l’écriture roabastienne : le guarani, la biculturalité, le métissage, l’opposition entre écriture et oralité, l’usage de la langue comme dénonciation de la dictature… Mais c’est en 1974 que la carrière d’Augusto Roa Bastos prend une dimension mondiale, lorsqu’il publie son roman Yo el supremo (« Moi le suprême »). Il s’agit d’un monologue intérieur du Père Fondateur du Paraguay, José Gaspar Rodríguez de Francia. En 1989 il reçoit le Prix Cervantes pour ce roman.

																					
Statue de Augusto Roa Bastos, écrivain du Paraguay

En 1976, il est à nouveau contraint de fuir la dictature. Il est accueilli à l’Université de Toulouse, où il enseigne le guarani et la littérature latino-américaine. La fin de la dictature au Paraguay en 1989 lui permet de revenir dans son pays, ce qui lui redonne l’inspiration.

Il meurt le 26 avril 2005 à son domicile d’Asunción, après la publication d’autres romans.